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un impétigo ; c'est la pathologie infectieuse du tatoué aujourd’hui la plus fréquente. Il est surtout associé au tatouage fait par un « amateur » ; un érysipèle ; causée par la bactérie Streptococcus pyogenes ; des furoncles ; ils sont parfois causés par des souches de la bactérie Staphylococcus aureus antibiorésistantes (methicillin-resistant Staphylococcus aureus ou MRSA) ; un ecthyma, qui dérive souvent d'un impétigo non soigné, mal soigné ou colonisé par une bactérie antibiorésistante ; une cellulite. C’est une pathologie plus rare mais très grave, constituée par une inflammation sévère et diffuse des tissus conjonctifs de la couche dermique et sous-cutanés tatouée ou périphérique(à ne pas confondre avec les capitons gras qui peuvent exister sous la peau, et qui portent en français le même nom). Elle peut conduire à la mort (par exemple en Nouvelle-Zélande quand la pratique du tatouage traditionnel samoa, qui connait un regain d'intérêt (Pe'a) se fait dans de mauvaises conditions d'asepsie) ; des abcès, et dans de rares cas des ulcérations chancroïdes (chancre mou) ; une arthrite septique, voire un choc septique ; une infection par des mycobactéries ; le microbe, très résistant à l'alcool, aux acides (et aux traitements chlorés ainsi qu'à l'ozonation en présence de matière organique) est périodiquement retrouvé dans l'eau du robinet (dont en France). Il peut alors être difficile à traiter), notamment pour les souches les plus antibiorésistantes.
Sources : fr.wikipedia.org
En 2006, les CDC américains ont alerté sur le fait que des tatoueurs clandestins avaient été trouvés infectés par une staphylocoque potentiellement mortel et résistante aux antibiotiques dans au moins trois États des États-Unis, puis un autre rapport a montré qu'une « superbactérie » résistante aux antibiotiques dite MRSA (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline) a été trouvé chez 44 des personnes en lien avec des tatouages illicites faits par 13 tatoueurs non autorisées dans l'Ohio, le Kentucky et le Vermont de 2004 à 2005. Trois des tatoueurs non autorisés impliqués dans des éclosions de SARM de l'Ohio avaient récemment été incarcérés, sans que l'on sache si la prison était la source de l’infection. Des encres contaminées par une mycobactérie (Mycobacterium chelonae) ont aussi été signalées aux États-Unis. Dans ce cas une contamination peut avoir lieu, même dans une officine ayant des pratiques parfaites en termes d'hygiène. L'identification de la bactérie inoculée et son traitement peut prendre plusieurs semaines, avec un risque d’antibiorésistance, seules des encres présentant des garanties de stérilité devraient être injectées dans la peau. Les mycobactéries pourraient aussi venir de l'eau du robinet utilisée pour diluer l'encre (l'eau du robinet même quand l'eau est chlorée n'est pas tout à fait stérile, environ une dizaine d'espèces de mycobactéries ont ainsi été trouvées dans l'eau du robinet en France par Radomsky et al.
Sources : fr.wikipedia.org
; « Des cas d’infections cutanées à Mycobacterium tuberculosis (agent responsable de la tuberculose), inoculé lors du tatouage, ont surtout été observés au début du XXe siècle, mais aussi récemment avec le retour de la tuberculose ». De plus, des infections à mycobactérie atypique, à Mycobacterium leprae (agent responsable de la lèpre) ; une syphilis ; des cas de transmission à partir de lésions (par exemple présentes sur ou dans la bouche du tatoueur) ont été documentés, de 1853 à nos jours. Mais il ne semble pas y avoir jamais eu de véritable étude épidémiologique sur ce risque particulier, ni à propos d'éventuels risques liés au tatouage chez une victime de la maladie de Lyme (dont les spirochètes commencent par se développer dans le derme, à partir d'une morsure de tique) ; des cas de tétanos ont aussi été rapportés, « toujours reliés à des problèmes d’asepsie ». Ce risque peut être diminué par un rappel de vaccination fait avant le tatouage ; des co-infections sont possibles. Elles peuvent éventuellement conduire à une septicémie en cas de mauvaise asepsie, si plusieurs microbes sont introduits dans la partie profonde de la peau via l’encre ou via les aiguilles, avec un risque d’antibiorésistance (ex en 2006, les CDC américains ont détecté trois foyers regroupant 44 cas d'infection à staphylocoque résistant à la méthicilline, toujours acquis chez des tatoueurs clandestins). En brouillant les symptômes, elles peuvent retarder le bon diagnostic et rendre plus difficile les traitements.
Sources : fr.wikipedia.org
==== L’infection par un champignon parasite de la peau. ==== Par exemple, le tatouage traditionnel samoan a parfois induit de graves sporotrichoses, (maladie mycotiques de type levuroses dues à Sporothrix schenckii, un microchampignon (moisissure) qui est à la fois toxique et parasite). Ici encore l'encre peut être le vecteur du champignon : à titre d'exemple, en 2004 la République tchèque a alerté les pays européens quant à la circulation de deux lots (no 7996988 et 7996989) d'une encre noire de tatouage contaminée par le champignon Acremonium fungi. Ce champignon pathogène qui peut causer de graves ostéites avait été trouvé dans une encre de marque Starbrite Colors Black Magic fabriquée aux États-Unis par Tommy's Supplies. Il avait été découvert après l'hospitalisation pour un mycétome (tuméfaction infectieuse évoluant de façon chronique avec fistulisation) associé dans ce cas à un syndrome infectieux chez un patient récemment tatoué. Ce champignon résiste généralement aux médicaments, ce qui implique souvent une exérèse chirurgicale des zones infectées. La DGCCRF a retrouvé en France la même encre (dans les mêmes lots) chez deux distributeurs français, qui ont immédiatement demandé à leurs clients (s'ils les connaissaient) de ne plus utiliser ces encres. Les autorités belges ont également trouvé la bactérie Pseudomonas dans cette encre (retirée de la vente pour les deux lots incriminés).
Sources : fr.wikipedia.org
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